ASSOCIATION POUR LE PROGRÈS DES DIRIGEANTSMAROC · DEPUIS 2005

Insights

Manager à distance : motiver, rassurer, fédérer

Communication, image, voix et confiance : les clés pour maintenir le lien et mobiliser les équipes à distance.

L’exhaustivité est la meilleure ennemie de la rhétorique.

Il est conseillé de ne parler qu’en phrases principales, c’est-à-dire en phrases qui ne comportent qu’une seule information. Cela semble simple mais en réalité elle est d’une complexité inouïe.

Notre éloquence aujourd’hui est une éloquence de phrases principales, ses vertus sont de garantir pratiquement à tout le monde la compréhension de ce qui est dit. Chaque fois qu’une phrase complexe est évoquée, le niveau d’incompréhension se multiplie.

«Lorsque nous partons au cinéma, l’écran sur lequel nous regardons le film est démesuré. Il nous montre pratiquement tout ce que notre champ de vision doit voir et ce que nous ne devons pas voir est noir. Voilà comment dans une salle de cinéma l’humain est capable de suivre pendant plus de 2h. Cela n’est pas possible lorsque l’humain travaille sur un écran !

Ce dernier nous montre d’abord tout ce que nous ne devons pas voir, et dans ce que je veux voir c’est beaucoup trop petit. Il est difficile pour l’humain de suivre dans ses conditions, certes ceci a des avantages mais cela nous prive aussi de beaucoup de plaisirs », explique WATELET

Quel sont les leviers pour pouvoir remettre de l’humanité dans notre quotidien de réunions numériques ?

L’image :

-Si un manager veut donner à son management un peu de tonus, il va falloir déjà qu’il soigne son image, qu’il ait un bon cadrage, que son image soit bien cadrée sur l’écran.

-S’il est très éloigné, il va perdre en présence et s’il est trop rapproché il aura à ce moment-là des déformations dues à cette trop forte proximité. Donc au-delà du cadrage, il lui faut cette présence de calcul de plan, ce que l’on qualifie de plan italien.

-L’éclairage est aussi important, il s’suffit d’être installé près d’une lampe de chevet ou d’investir dans des LED à acheter dans un magasin d’électricité pas cher, et le visage de l’interlocuteur va être éclairé.

-Attirer l’attention : «la caméra sur l’ordinateur représente juste un petit point, néanmoins il faut toujours se mettre à la place de l’autre, c’est ce dernier qui compte. C’est l’autre dont nous voulons fixer l’attention et encourager la concentration. C’est cela l’objectif, voilà pourquoi il faut fixer la caméra pour parler aux autres pour qu’ils puissent avoir une représentation de nous-même qui soit la meilleure possible », note le consultant.

-Le décor : «il est préférable de le flouter pour mettre en évidence le sujet. Le décor est aussi un moyen de restituer ce qui a disparu et qui tient en un mot : le lieu.

Le lieu c’est l’entreprise, il est possible de rattraper à l’image ce qui a disparu. L’image est donc le premier levier sur lequel nous pouvons agir et rétablir des facilités de concentration et d’attention », souligne WATELET.

Le son :

Celui ou celle qui n’a pas la parole pendant une réunion virtuelle doit prendre le soin d’éteindre son micro par respect, de telle sorte que tous les bruits parasites de celles et ceux qui assistent disparaissent.

Il est aussi conseillé de ralentir le débit au moment de parler ou d’évoquer une idée assez importante, puis ensuite reprendre l’usage de la parole de façon normale. Ce ralentissement va permettre à l’autre de bien toucher les idées centrales.

Marquer un temps de silence au moment d’évoquer des points importants est aussi fortement conseillé pour créer une attente et éveiller la curiosité de l’autre avant de prendre la parole.

Discipliner la parole : chronométrer la parole en l’annonçant au départ avec beaucoup de courtoisie, c’est-à-dire prévenir les autres que leur temps d’intervention sera chronométré.

La façon de s’exprimer

La façon de s’exprimer et de parler fut inculquée au 19ème siècle.

«Pour exprimer des idées, il faut se demander : qu’est-ce que nous voulons que l’autre répète et retienne après la réunion ? Il faut chercher les idées que nous voulons faire passer et c’est là que l’humain n’est pas toujours bon. De nos jours si nous voulons préparer un discours, nous courons ver notre ordinateur, vers notre tablette ou notre smarphone et commençons à écrire de façon frénétique. Ce n’est pas ce qu’il faut faire, il faudrait se demander combien d’idée nous voudrions faire passer. Moins nous en dirons, mieux nous ferons », conseille le consultant. Si un manager veut être efficace, une idée suffira. Il faudrait toujours penser à ajuster le nombre d’idées selon le public, toujours se poser la question une fois les idées écrites sur un bout de papier: est-elle vraiment nécessaire pour ce que je voudrais partager avec mes interlocuteurs ?

Dans ce sens Antoine de SAINT-EXUPERY disait « Mon texte est prêt non pas lorsque j’ai fini d’ajouter mon dernier mot utile, mon texte est prêt lorsque j’ai fini de retrancher mon dernier mot inutile ». SAINT-EXUPERY ne parlait que par soustraction et ce n’est pas comme cela que nous faisons de nos jours, généralement nous avons tendance à charger la barque. Or, il faut retenir que l’exhaustivité est la meilleure ennemie de la rhétorique.

Une fois les idées sont prêtes lorsqu’elles sont contenues dans une phrase simple, à ce moment nous allons nous interroger sur : comment nous allons les annoncer ?

Il est conseillé de ne parler qu’en phrases principales, c’est-à-dire en phrases qui ne comportent qu’une seule information. Cela semble simple mais en réalité elle est d’une complexité inouïe.

« La simplicité c’est la sophistication suprême, lorsque nous parlons en phrases complexes, celui qui fait le boulot c’est celui qui écoute. En revanche quand nous parlons en phrases principales, celui qui fait le boulot c’est celui qui parle », note le consultant. Et d’ajouter «notre éloquence aujourd’hui est une éloquence de phrases principales, ses vertus sont de garantir pratiquement à tout le monde la compréhension de ce qui est dit. Chaque fois qu’une phrase complexe est évoquée, le niveau d’incompréhension se multiplie.

Les trois verbes de LEADERS :

Rassurer

Rassurer veut dire redonner confiance. Les collaborateurs dans une entreprise ont tendance à exprimer leurs craintes, des craintes pour leurs santés pour leur emploi…

Il faut savoir écouter, comprendre de ne pas balayer d’un revers de main ce qui est exprimé devant nous autant que managers.

«Tout argument rationnel ne parvient pas à chasser une peur. Pour quelqu’un qui a peur en avion, nous avons beau lui expliquer toute les lois de l’aéronautique il aura toujours aussi peur. Redonner confiance demande d’abord de comprendre, d’entendre, d’écouter la peur telle qu’elle s’est exprimée non pas pour la rejeter mais simplement pour l’accueillir.

La confiance, c’est dire ce que l’on fait et faire ce que l’on dit, chaque fois que nous avons de moins en moins de visibilité. Il est conseillé de dire ce que nous allons faire avec une plus grande fréquence et dire de façon régulière ce que nous allons faire demain.

«Ce qui est intéressant lorsque nous n’avons plus de visibilité, c’est d’augmenter la fréquence de la communication. Exemple : au sein de l’entreprise, il serait bon d’envoyer chaque vendredi à l’ensemble des collaborateurs un mail précis où il serait décrit ce qu’il a été fait dans la semaine qui s’est écoulée et ce qui sera entrepris dans la semaine qui va arriver. Et ceci de façon régulière, que ça soit toujours le mail de 15h du vendredi », préconise le conumtant.

Motiver

Pour motiver quelqu’un il faudrait savoir de quoi il a besoin, le moteur dont il a besoin pour agir.

-La motivation : la motivation dépend des individus, la reconnaissance, l’ergonomie, le confort du travail etc… cela signifie que le manager a besoin d’écouter d’abord et comprendre comment fonctionne son collaborateur.

-La compétence : Il faut entretenir la compétence des collaborateurs ou bien la faire varier.

-La reconnaissance : Il faut faire valoir le rôle d’un collaborateur et pouvoir le rappeler indéfiniment par le fait de lui dire qu’il indispensable dans le rôle qu’il occupe.

Fédérer

Donner une arme commune, faire en sorte qu’il y ait quelque chose de plus au sein de l’entreprise, ce sentiment d’appartenance à une communauté. Le sens que le manager va donner à son projet est capital. Il faut ajouter de la croyance dans les parole ( NOUS l’avons fait, je CROIS que NOUS pouvons le refaire), ce que nous avons vécu nous permet aujourd’hui de raconter une part de ce qui a été pour pouvoir être plus confiant vers les projets de demain », souligne Thierry WATELET,

Devenir membre

LE RENDEZ-VOUS AVEC VOTRE PROCHAIN DÉCLIC

Recevez nos actualités, nos invitations et le programme de nos prochaines rencontres. De nouvelles perspectives, directement dans votre boîte mail.

Votre adresse est utilisée par APD Maroc pour ces communications. Pour exercer vos droits ou retirer votre consentement : com@apdmaroc.com.