ASSOCIATION POUR LE PROGRÈS DES DIRIGEANTSMAROC · DEPUIS 2005

Insights

Women in leadership : inspiring stories

Des parcours de femmes dirigeantes et entrepreneures autour de l’apprentissage, de l’ambition et de l’égalité.

Helena HERRERO : Président at CEO HP Espagne et Portugal

Lfeoma I.IDIGBE : Founder boys to MEN Foundation

Sophie LE RAY : Entrepreneur & Auteur

La détermination, l’ambition et la pensée profonde sont très importantes. C’est pour cela que l’apprentissage est fondamental

Les femmes doivent travailler dur, avoir de l’intégrité ne pas jouer inutilement la carte féminine et montrer qu’elles sont le sexe faible. Elles doivent essayer de faire mieux que les hommes

Ce webinaire, organisé par l’APD, est un échange d’expériences entre des femmes entrepreneurs et des femmes qui ont réussi à faire des parcours exceptionnels de combattantes.

Helena HERRERO :

« Apprentissage et curiosité, deux termes dont tout monde devrait savoir et comprendre l’importance. Il faut s’avoir s’arrêter, marquer un point et penser à apprendre de nouvelles choses, parce qu’en apprenant, beaucoup de porte s’ouvrent.

L’humain a besoin d’être entouré de gens, d’une équipe qui lui procure la sensation de travailler en groupe et d’atteindre les objectifs tout en apportant une valeur ajoutée », souligne HERRERO. Et d’ajouter «je pense que pour les femmes, il est important d’avoir une ambition et des rêves ». Quand la femme à cette ambition elle doit l’exprimer, la verbaliser, quitte à demander de l’aide pour y arriver. La femme peut avoir besoin d’hommes et de femmes pour y arriver. «C’’est faisable dans la vie personnelle et aussi bien dans la vie professionnelle. Je pense que la détermination, l’ambition et la pensée profonde sont très importantes. C’est pour cela que dans ce monde où nous vivons l’apprentissage est fondamental. Et ce qui nous pousse à apprendre c’est la curiosité. Voilà pourquoi il faut la préserver. La femme à une vue 360 fois beaucoup plus large que celle de l’homme, la femme arrive à voir des détails que l’homme ne détecte pas », insiste HERRERO .

Les femmes peuvent gérer avec le cerveau et le cœur. «Cela veut dire que dans un monde où nous avons besoin de données, nous avons également aussi besoin de gérer avec le cœur. Parce que nous ne sommes rien sans les gens, la collaboration, l’entraide et la compréhension de l’autre aide à faire la différence », explique HERRERO.

Sophie LE RAY

«Quand j’étais plus jeune je savais exactement ce que je voulais et savais exactement ou est-ce que j’allais, sauf qu’avec l’âge je me suis rendu compte que ce n’était pas ce que je voulais.

J’ai étudié la culture ancienne et l’histoire, qui débouchait vers un seul métier : archéologue, je voulais être archéologue », raconte LE RAY.

Toutefois pendant sa deuxième année de doctorat LERAY eu un vrai déclic. «J’ai réalisé que ce n’était pas ce que je voulais, je n’ai pas apprécié le monde académique et je voulais avoir mon propre business, j’ai donc tout arrêté », se rappelle LERAY. Celle-ci- a fait la connaissance

de deux personnes, un britannique et un américain et trois semaines plus tard, leur entreprise est née avec l’idée de faciliter le business pour les entreprises occidentales dans les marchés émergents.

«Les premières années étaient extraordinaires, nous nous sommes lancés à Dubaï, en Inde, en Afrique du sud, en république Tchèque et en Chine. Nous nous sommes ensuite introduits en bourse et c’était par contre un désastre, nous avons fait face à tous les mauvais investisseurs, les mauvais conseillers, les mauvaises stratégies. Nous avons dû donc reconstruire toute l’entreprise, renvoyer tout le personnel, recréer quelque chose qui nous ressemblait plus », regrette l’entrepreneur. Et d’ajouter, «j’ai déménagé à Dubaï en 2009 et j’ai pensé déplacer le siège social de l’entreprise dans cette ville. J’ai commencé à rencontrer des femmes du pays puissantes et au même temps très féminines. Je venais d’un monde ou la femme devait se cacher dans un costume, derrière une attitude et un tempérament d’homme. Quand j’ai vu ces femmes à Dubaï je me suis dite que c’est exactement les femmes auxquelles je voudrais ressembler, j’ai commencé à entretenir une conférence qui rassemblait les femmes qui voulaient faire du business à Dubaï pour briser le stéréotype sur la femme arabe », révèle LERAY. Celle-ci a créé un forum dont elle est suis très fière et qui était le tout premier forum économique féminin en Arabie Saoudite.

«En retournant en France, les co-fondateurs et moi nous nous sommes penchés sur l’égalité des sexes à travers les données/études. Nous avons essayé de trouver des instruments de mesures et de scores qui permettraient de noter les entreprises en fonction de leurs degrés d’égalité des sexes», conclut LERAY.

Lfeoma I.IDIGBE

Si nous voulons changer l’histoire il y a deux approches : La première est d’influencer les hommes parce que la plupart de ces derniers occupent des postes importants (les politiques). Beaucoup de politiques ont été introduites auparavant, mais ce n’est pas assez, vous pouvez créer une politique, l’introduire, mais ensuite la laisser. C’est ce qui arrive la plupart du temps. Pour moi c’est les politiques qui favorisent l’action positive », estime Lfeoma I.IDIGBE.

Selon cette dernière, la deuxième approche consiste à éduquer. Il est important d’éduquer les femmes à s’assurer intentionnellement et délibérément d’aller à l’école, parce que ce n’est qu’avec l’éducation qu’elles auront l’habilité de penser.

«Le but de l’éducation n’est pas seulement l’acquisition de connaissance, mais c’est surtout la porte vers la pensée critique et le savoir. Elle aide les femmes à réfléchir au monde et de prendre des décisions de manière éclairée. Je pense qu’aller à l’école et être alphabétisée est une chose, être éduquée en est une autre : il est primordial d’avoir beaucoup de programmes qui éduquent les femmes sur le fait qu’elles peuvent vivre pleinement leurs vies », conseille la Founder boys to MEN Foundation.

Si les femmes sont éduquées depuis leur jeune âge, il leur est plus facile d’accepter qu’elles peuvent être ce qu’elles veulent et ce qu’elles veulent être.

«Nous ne pouvons pas changer les choses dans une société patriarcale, par contre si on arrive à démontrer à ces gens que les femmes ne sont pas une menace et qu’il y a un type spécifique de contribution que les femmes apportent à la société, au pays, cela nous permettrait de faire basculer la situation. Au Nigeria, je trouve que les femmes n’occupent pas assez de postes de direction à cause du patriarcat et de la façon dont la société est organisée culturellement », souligne la Founder boys to MEN Foundation. Celle-ci conseille aux femmes de travailler dur, avoir de l’intégrité ne pas jouer inutilement la carte féminine et montrer qu’elles sont le sexe faible. «Si elles veulent aller loin, les femmes doivent essayer de faire mieux que les hommes et leurs montrer qu’ils n’ont pas d’autre choix que de les déplacer vers le haut. Faire tout cela sans pour autant passer pour un homme. C’est une question d’intelligence, de capacité à décider, à penser à travers les problèmes, la capacité de simplement dire des choses qui peuvent changer le monde », conclut Lfeoma I.IDIGBE.

Devenir membre

LE RENDEZ-VOUS AVEC VOTRE PROCHAIN DÉCLIC

Recevez nos actualités, nos invitations et le programme de nos prochaines rencontres. De nouvelles perspectives, directement dans votre boîte mail.

Votre adresse est utilisée par APD Maroc pour ces communications. Pour exercer vos droits ou retirer votre consentement : com@apdmaroc.com.